La violence conjugale représente un fléau sociétal nécessitant une réponse juridique adaptée et rapide. Lorsqu’une victime partage son domicile avec son agresseur, la question de l’expulsion du conjoint violent devient primordiale pour garantir sa sécurité. Cette problématique se complexifie davantage lorsque le conjoint violent n’est pas propriétaire du logement. Le droit français a progressivement évolué pour offrir des mécanismes juridiques permettant de protéger efficacement les victimes tout en respectant les droits fondamentaux de chacun. Ce cadre juridique spécifique combine des mesures d’urgence, des procédures judiciaires et des dispositifs d’accompagnement pour répondre à cette situation particulièrement sensible.
Le cadre juridique de l’expulsion d’un conjoint violent en France
Le dispositif juridique français relatif à l’expulsion d’un conjoint violent s’est considérablement renforcé ces dernières années, traduisant une prise de conscience politique et sociale sur la nécessité d’agir efficacement contre la violence conjugale. La loi du 28 décembre 2019 visant à agir contre les violences au sein de la famille a marqué une avancée significative en instaurant de nouveaux outils juridiques dédiés à la protection des victimes.
Le Code civil prévoit dans son article 515-9 que « lorsque les violences exercées au sein du couple ou par un ancien conjoint, un ancien partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou un ancien concubin mettent en danger la personne qui en est victime, un ou plusieurs enfants, le juge aux affaires familiales peut délivrer en urgence à cette dernière une ordonnance de protection ». Cette disposition constitue le socle juridique permettant d’ordonner l’expulsion du conjoint violent, qu’il soit propriétaire ou non du logement.
De même, le Code pénal sanctionne les violences conjugales par des peines aggravées lorsqu’elles sont commises par le conjoint ou l’ex-conjoint. L’article 222-13 du Code pénal prévoit que les violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à huit jours ou n’ayant entraîné aucune incapacité de travail sont punies de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende lorsqu’elles sont commises par le conjoint ou le concubin de la victime.
Le statut d’occupation du logement joue un rôle déterminant dans la procédure d’expulsion. Lorsque le conjoint violent n’est pas propriétaire du logement, plusieurs configurations peuvent se présenter :
- Le logement appartient en propre à la victime
- Le logement est loué au nom de la victime uniquement
- Le logement est loué aux noms des deux conjoints
- Le logement appartient à un tiers (famille, etc.)
La jurisprudence a progressivement clarifié les modalités d’application de ces dispositions légales. Ainsi, la Cour de cassation a affirmé dans un arrêt du 7 novembre 2018 que « l’éviction du conjoint violent du domicile du couple peut être ordonnée par le juge aux affaires familiales, même si ce dernier est seul titulaire du bail ou propriétaire du logement ». Cette position jurisprudentielle renforce la protection accordée aux victimes, en faisant primer leur sécurité sur les considérations relatives au droit de propriété.
Le droit au logement et le droit à la sécurité sont deux principes fondamentaux qui s’affrontent dans ces situations. Les juges opèrent une mise en balance de ces droits, en privilégiant généralement la protection de l’intégrité physique et psychique de la victime et des enfants éventuellement présents au domicile.
Les mesures d’urgence pour protéger la victime
Face à une situation de violence conjugale nécessitant une intervention rapide, plusieurs dispositifs d’urgence permettent d’obtenir l’éviction immédiate du conjoint violent non propriétaire du logement.
L’ordonnance de protection constitue l’outil juridique privilégié pour garantir la sécurité de la victime. Instaurée par la loi du 9 juillet 2010 et renforcée par les réformes ultérieures, cette procédure permet au juge aux affaires familiales (JAF) d’ordonner l’expulsion du conjoint violent dans un délai très court. Depuis la loi du 28 décembre 2019, le juge doit statuer dans un délai maximal de six jours à compter de la fixation de la date de l’audience, ce qui représente une avancée majeure dans la protection rapide des victimes.
Pour obtenir cette ordonnance, la victime doit démontrer deux éléments cumulatifs :
- L’existence de violences vraisemblables
- Un danger pour elle-même ou ses enfants
La preuve des violences peut être apportée par tous moyens : certificats médicaux, témoignages, messages, photographies, enregistrements, mains courantes ou plaintes. Le juge apprécie souverainement ces éléments pour établir la vraisemblance des faits allégués.
L’ordonnance de protection peut prévoir diverses mesures, dont :
- L’interdiction pour le conjoint violent de se rendre dans certains lieux fréquentés par la victime
- L’interdiction pour le conjoint violent d’entrer en contact avec la victime
- L’attribution du logement à la victime, même si le conjoint violent en est locataire exclusif
- Des mesures relatives à l’exercice de l’autorité parentale
En cas d’urgence extrême, l’intervention des forces de l’ordre peut être sollicitée. La police ou la gendarmerie peut procéder à l’éloignement immédiat du conjoint violent en cas de flagrant délit ou de danger imminent pour la victime. Cette intervention permet une mise en sécurité rapide, avant même l’engagement des procédures judiciaires.
La procédure de référé devant le président du tribunal judiciaire constitue une autre voie d’action rapide. En vertu de l’article 835 du Code de procédure civile, le juge des référés peut ordonner toutes mesures qui ne se heurtent à aucune contestation sérieuse ou que justifie l’existence d’un différend. Cette procédure permet d’obtenir une décision provisoire d’expulsion dans des délais relativement courts.
Le procureur de la République dispose également de pouvoirs étendus en matière de protection des victimes de violences conjugales. Il peut, dans le cadre d’une enquête pénale, prendre une ordonnance de protection en urgence ou décider d’un contrôle judiciaire incluant l’interdiction de paraître au domicile pour le conjoint violent.
Le téléphone grave danger et le bracelet anti-rapprochement
Parmi les dispositifs complémentaires à l’expulsion, le téléphone grave danger (TGD) permet à la victime de contacter directement les forces de l’ordre en cas de menace ou de danger. Ce dispositif est attribué par le procureur de la République pour une durée de six mois renouvelable.
De même, le bracelet anti-rapprochement (BAR), généralisé depuis le 24 septembre 2020, constitue un outil supplémentaire de protection. Il permet de géolocaliser le conjoint violent et d’alerter les forces de l’ordre s’il s’approche de la victime au-delà d’un périmètre défini par le juge.
La procédure judiciaire d’expulsion : étapes et particularités
La procédure d’expulsion d’un conjoint violent non propriétaire du logement se déroule en plusieurs étapes distinctes, chacune répondant à des exigences procédurales spécifiques.
La première étape consiste à saisir le juge aux affaires familiales (JAF) d’une demande d’ordonnance de protection. Cette saisine s’effectue par voie de requête, document qui doit contenir :
- L’identité complète des parties
- L’exposé sommaire des faits de violence
- Les demandes précises formulées (dont l’expulsion)
- Les pièces justificatives (certificats médicaux, témoignages, etc.)
La requête est déposée au greffe du tribunal judiciaire du lieu de résidence de la famille ou, en cas de séparation, du lieu où résident les enfants. Depuis la réforme de 2019, cette requête peut être présentée par la victime elle-même ou par le procureur de la République avec l’accord de la victime.
Une fois la requête déposée, le juge fixe une date d’audience dans un délai maximal de six jours. Cette célérité procédurale traduit la volonté du législateur d’apporter une réponse rapide aux situations de danger. La convocation est adressée aux parties par tout moyen permettant d’établir la date de réception.
L’audience devant le JAF se déroule selon le principe du contradictoire : chaque partie a la possibilité de présenter ses arguments et de répondre à ceux de l’adversaire. La présence d’un avocat, bien que non obligatoire, est fortement recommandée compte tenu des enjeux et de la technicité juridique de la procédure. L’aide juridictionnelle peut être accordée en urgence aux victimes de violences conjugales ne disposant pas de ressources suffisantes.
À l’issue de l’audience, le juge rend sa décision. Si les conditions sont réunies (violences vraisemblables et danger), il délivre une ordonnance de protection valable pour une durée maximale de six mois, renouvelable en cas de dépôt d’une requête en divorce ou en séparation de corps. Cette ordonnance peut notamment prévoir :
- L’attribution de la jouissance du logement à la victime
- L’expulsion du conjoint violent
- La prise en charge des frais de logement
L’ordonnance bénéficie de l’exécution provisoire de plein droit, ce qui signifie qu’elle est immédiatement applicable, même en cas d’appel. Cette caractéristique est fondamentale pour garantir la protection effective et immédiate de la victime.
L’exécution de la décision d’expulsion
Une fois l’ordonnance d’expulsion obtenue, sa mise en œuvre effective requiert l’intervention d’un huissier de justice. Ce dernier signifie la décision au conjoint violent et procède à l’expulsion proprement dite.
Contrairement à la procédure classique d’expulsion locative, l’expulsion d’un conjoint violent bénéficie d’un régime dérogatoire qui permet une mise en œuvre accélérée. Les dispositions protectrices habituelles, comme la trêve hivernale (du 1er novembre au 31 mars) ou les délais accordés par le juge de l’exécution, ne s’appliquent pas dans ce contexte particulier.
En cas de résistance du conjoint violent, l’huissier peut solliciter le concours de la force publique auprès du préfet. Cette demande est traitée prioritairement dans les situations de violences conjugales, conformément aux instructions ministérielles.
Parallèlement à la procédure civile d’expulsion, des poursuites pénales peuvent être engagées contre le conjoint violent. Ces deux procédures sont indépendantes mais complémentaires : la condamnation pénale peut renforcer la légitimité de l’expulsion civile, tandis que les mesures civiles de protection permettent de sécuriser la victime pendant la durée de la procédure pénale.
Les implications juridiques pour le logement et le bail
L’expulsion d’un conjoint violent non propriétaire soulève des questions juridiques complexes concernant le statut du logement et les droits respectifs des parties sur celui-ci.
Lorsque le bail d’habitation est au nom des deux conjoints (co-titularité du bail), l’expulsion du conjoint violent ne met pas fin à ses obligations locatives. Il reste solidairement tenu du paiement des loyers et charges jusqu’à l’échéance du contrat, conformément à l’article 8-2 de la loi du 6 juillet 1989. Toutefois, la victime peut demander au juge de lui attribuer le bail à titre exclusif.
Dans le cas où le bail est au seul nom du conjoint violent, la situation est plus délicate. La loi du 28 décembre 2019 a introduit une innovation majeure en permettant au juge de transférer le bail à la victime, même si elle n’en est pas titulaire. L’article 515-11 du Code civil prévoit désormais que « lorsque l’ordonnance de protection éloigne le défendeur du logement du couple et que ce dernier est titulaire du bail, le juge peut statuer sur la résiliation du bail et l’attribution du bail au partenaire ou au concubin qui n’est pas l’auteur des violences ».
Pour les couples mariés, le Code civil prévoit dans son article 220-1 que le juge peut prendre toutes mesures urgentes lorsque l’un des époux manque gravement à ses devoirs et met ainsi en péril les intérêts de la famille. Sur ce fondement, le juge peut notamment attribuer la jouissance du logement familial à l’époux victime, quel que soit le statut d’occupation du logement.
Le bailleur doit être informé de la décision d’expulsion et du transfert éventuel du bail. Cette notification est généralement effectuée par huissier de justice. Le bailleur ne peut s’opposer à ces mesures judiciaires, qui s’imposent à lui en vertu de leur caractère exécutoire.
Concernant les charges financières liées au logement, le juge peut, dans le cadre de l’ordonnance de protection, statuer sur la contribution aux charges du mariage pour les couples mariés ou sur la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants. Il peut ainsi mettre à la charge du conjoint violent tout ou partie des frais liés au logement, même après son expulsion.
Le cas particulier des logements sociaux
Pour les logements relevant du parc HLM ou des bailleurs sociaux, des dispositions spécifiques facilitent la protection des victimes de violences conjugales. L’article L. 441-1 du Code de la construction et de l’habitation accorde une priorité d’attribution aux personnes victimes de violences au sein du couple.
De plus, la loi prévoit que le contingent préfectoral de logements sociaux puisse être mobilisé en urgence pour reloger les victimes de violences conjugales ne pouvant se maintenir dans leur logement d’origine, même après l’expulsion du conjoint violent.
Les bailleurs sociaux sont tenus de faciliter les mutations de logement pour les locataires victimes de violences conjugales, conformément à la circulaire du 8 mars 2017 relative à l’accès au logement des femmes victimes de violences.
L’accompagnement et le soutien aux victimes après l’expulsion
L’expulsion du conjoint violent ne constitue qu’une étape dans le processus de protection et de reconstruction de la victime. Un accompagnement pluridisciplinaire s’avère indispensable pour sécuriser durablement sa situation.
Le réseau associatif joue un rôle fondamental dans cet accompagnement. Des associations spécialisées comme la Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF), qui gère le numéro d’écoute national 3919, proposent un soutien psychologique, juridique et social aux victimes. Ces structures peuvent intervenir à toutes les étapes de la procédure :
- Accueil et écoute initiale
- Accompagnement dans les démarches juridiques
- Soutien psychologique
- Aide à la recherche d’un logement alternatif si nécessaire
- Accompagnement vers l’autonomie financière
Les centres d’hébergement d’urgence et les centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) peuvent accueillir temporairement les victimes qui ne souhaitent pas rester dans le logement familial malgré l’expulsion du conjoint violent, notamment en raison de traumatismes associés au lieu ou de craintes persistantes.
Sur le plan financier, plusieurs dispositifs peuvent être mobilisés pour soutenir les victimes après l’expulsion du conjoint violent :
- L’aide juridictionnelle pour couvrir les frais de procédure
- Les aides au logement de la CAF, recalculées en fonction de la nouvelle situation familiale
- Le Fonds de Solidarité pour le Logement (FSL) pour faire face aux impayés éventuels
- L’Allocation de Soutien Familial (ASF) pour les parents isolés
La sécurisation du nouveau cadre de vie constitue une préoccupation majeure après l’expulsion. Plusieurs mesures peuvent être mises en œuvre :
- Changement des serrures du logement
- Installation d’un système d’alarme ou de vidéosurveillance
- Surveillance renforcée par les forces de l’ordre
- Mise en place d’un téléphone grave danger
La prise en charge psychologique des victimes et des enfants témoins de violences s’avère déterminante pour surmonter les traumatismes subis. Des professionnels spécialisés dans les psychotraumatismes liés aux violences conjugales peuvent intervenir dans ce cadre, souvent en lien avec les Unités Médico-Judiciaires (UMJ) ou les associations d’aide aux victimes.
Les services sociaux départementaux, notamment les assistantes sociales de secteur, peuvent coordonner les différentes interventions et assurer un suivi global de la situation. Leur rôle est particulièrement important pour les victimes les plus vulnérables ou isolées.
La protection des enfants
Lorsque des enfants sont présents au foyer, l’expulsion du conjoint violent s’accompagne généralement de mesures spécifiques concernant l’autorité parentale et le droit de visite et d’hébergement.
Le juge peut, dans le cadre de l’ordonnance de protection, suspendre ou aménager l’exercice de l’autorité parentale et le droit de visite et d’hébergement. Il peut notamment prévoir que le droit de visite s’exerce dans un espace de rencontre médiatisé désigné ou avec l’assistance d’un tiers de confiance.
Les enfants exposés aux violences conjugales bénéficient d’une prise en charge adaptée par les psychologues et pédopsychiatres spécialisés, en lien avec les services de Protection Maternelle et Infantile (PMI) et de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE).
Les défis et perspectives dans la lutte contre la violence conjugale
Malgré les avancées législatives et les dispositifs mis en place, l’expulsion des conjoints violents non propriétaires se heurte encore à plusieurs obstacles pratiques et juridiques qui limitent parfois l’efficacité des mesures de protection.
La charge de la preuve des violences reste une difficulté majeure pour de nombreuses victimes. Bien que le standard probatoire ait été assoupli (« violences vraisemblables » plutôt que « violences prouvées »), la constitution d’un dossier solide demeure complexe, particulièrement pour les violences psychologiques ou économiques moins visibles que les violences physiques. Les magistrats sont de plus en plus formés à la spécificité des violences conjugales, mais les pratiques judiciaires peuvent encore varier significativement d’une juridiction à l’autre.
Les délais d’exécution des décisions d’expulsion constituent un autre point critique. Même si la procédure a été accélérée par les réformes successives, le temps nécessaire entre le dépôt de la requête et l’expulsion effective peut laisser la victime exposée à des dangers. L’articulation entre les différentes procédures (civile, pénale, administrative) n’est pas toujours optimale et peut entraîner des contradictions ou des vides de protection.
La question du relogement du conjoint violent expulsé n’est pas suffisamment prise en compte par le dispositif actuel. Cette lacune peut conduire à des situations où l’auteur des violences, sans solution d’hébergement, revient au domicile ou harcèle la victime pour y accéder. Certains territoires expérimentent des dispositifs d’hébergement d’urgence pour conjoints violents afin de sécuriser davantage l’expulsion.
Les inégalités territoriales dans l’accès aux dispositifs de protection constituent une préoccupation majeure. Les zones rurales ou les territoires d’outre-mer disposent souvent de moins de ressources (associations spécialisées, places d’hébergement, tribunaux de proximité) que les grandes agglomérations, créant une protection à deux vitesses.
Face à ces défis, plusieurs pistes d’amélioration se dessinent :
- Le développement de formations spécialisées pour tous les professionnels impliqués (magistrats, avocats, forces de l’ordre, travailleurs sociaux)
- Le renforcement des moyens humains et financiers dédiés à la lutte contre les violences conjugales
- La généralisation des dispositifs innovants comme les filières d’urgence dans les tribunaux ou les bracelets anti-rapprochement
- L’amélioration de la coordination interinstitutionnelle à travers les comités locaux d’aide aux victimes
La prévention des violences conjugales représente un axe fondamental pour réduire à terme le recours aux procédures d’expulsion. Les programmes d’éducation à l’égalité femmes-hommes dès le plus jeune âge, les campagnes de sensibilisation et les dispositifs de prise en charge des auteurs de violences constituent des leviers complémentaires aux mesures de protection.
Le Grenelle des violences conjugales, organisé en 2019, a permis d’identifier de nombreuses pistes d’amélioration et a débouché sur des engagements concrets des pouvoirs publics. La mise en œuvre effective de ces mesures et leur évaluation régulière conditionnent les progrès futurs dans la protection des victimes de violences conjugales.
La dimension européenne et internationale de la lutte contre les violences conjugales offre également des perspectives d’enrichissement du dispositif français. La Convention d’Istanbul, ratifiée par la France en 2014, établit des standards élevés de protection que les États signataires s’engagent à atteindre progressivement.
