L’importance de la liberté de presse dans le monde

L’importance de la liberté de presse dans le monde

A part la liberté des spectacles, la liberté de l’enseignement et autres, la liberté de presse fait partie des principes de bases des systèmes démocratiques. Il est important de savoir que la presse est indépendante c’est-à-dire qu’il n’existe pas de contrôle politique ou économique sur la production et la diffusion de journaux. Elle peut prendre la forme écrite ou orale.

Les cadres juridiques

En effet, la Déclaration universelle des droits de l’homme avance que : toute personne a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières et ingérence des autorités publiques, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. Cela est confirmé par la Convention européenne des droits de l’homme. Notons que la convention a une valeur supra législative c’est-à-dire qu’elle prime les lois nationales et même la constitution. Alors, chaque pays doit conformer leur législation par rapport aux exigences européennes. En droit français, elle est prévue par la Déclaration française des droits de l’homme et du citoyen de 1789. La liberté de presse est considérée comme étant une liberté fondamentale dont son existence permet de garantir le respect des autres droits et liberté. Donc, elle doit être protégée. Cependant, la loi a aussi mis en place des limites à cette liberté vu qu’elle n’est pas une liberté absolue. D’une part, il y a l’intérêt public comme la sécurité nationale et d’autre part, la protection des droits d’autrui comme le droit à l‘image.

Les atteintes à la liberté de presse

Les atteintes à la liberté de la presse dans le monde sont issues de nombreuses sources. D’un côté, il y a l’entrave au pluralisme et de l’indépendance des rédactions comme :

  • Les pressions politiques
  • Les pressions fiscales
  • Les pressions financières
  • La concentration des medias par des grands industriels

D’autre côté, il y a l’entrave au métier de journaliste par exemple :

  • Les menaces de journalistes
  • L’agression
  • L’emprisonnement
  • L’enlèvement
  • L’assassinat

Toutes ses pratiques sont des phénomènes très répandus dans notre monde contemporain. Et elles nuisent fortement dans l’exercice du droit de la presse.

Selon Reporters sans frontières dans son classement mondial de la liberté de presse cette année,  les dix premiers pays sont : Norvège, Finlande, Suède, Pays-Bas, Danemark, Suisse, Nouvelle-Zélande, Jamaïque, Belgique et Costa Rica. La France est à la 32e place et les Etats-Unis en 48e place. Les pires régions pour le non-respect de la liberté de presse sont en Chine, Erythrée et Corée du Nord.

La lutte contre les atteintes

Plusieurs acteurs majeurs sont favorables à la lutte contre les atteintes à la liberté de la presse. C’est pour cette raison qu’ils ont convenu de célébrer tous les ans la Journée mondiale de la liberté de presse. Cette journée est prévue tout le 3 mai selon la recommandation adoptée lors de la 26e session de la Conférence générale de l’UNESCO par l’Assemblée générale des Nations Unies. Elle a pour objectif d’évaluer la liberté de la presse dans le monde, célébrer ses principes généraux, protéger l’indépendance des medias et surtout rendre hommage aux journalistes tués dans l’exercice de leur fonction. Alors, une telle date nous permet d’encourager et favoriser les initiatives en faveur de  cette grande cause.

Liberté d’expression : limites et sanctions

Liberté d’expression : limites et sanctions

La liberté d’expression est un droit fondamental de tout être humain. Ces droits défendent alors la liberté individuelle et  prennent en compte l’homme comme étant un individu dans une société et non plus comme un individu seul. Désormais, l’État est devenu le garant de toutes ces libertés. Mais, elle n’est pas absolue.

Sources de la liberté d’expression

Le respect de la liberté d’expression repose sur la loi en vigueur du pays qui est le reflet de la volonté générale. C’est dans le but d’assurer le maintien de l’ordre public et de protéger les droits naturels proclamés par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) en 1789. Cette déclaration affirme que « la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme, tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ».   La loi garantit alors les droits édictés par les normes supérieures et peut aussi les limiter lorsque cela est nécessaire. Elle est aussi prévue par la Cour européenne des droits de l’homme. Donc, c’est une liberté bien encadrée par des dispositions juridiques.

Restrictions prévues

Il est prôné que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ce principe garantit la liberté d’expression d’un individu et fait appel en même temps à des limites fixées par la loi. Alors, quelques soient le mode de manifestation de votre liberté c’est-à-dire en ligne ou hors, vous avez l’obligation de l’exercer dans le respect des règles :

  • Ne pas atteindre la vie privée et au droit à l’image d’autrui
  • Éviter les propos diffamatoires qui se présentent sous forme d’accusation d’un individu touchant un fait qui a une atteinte à l’honneur d’une personne.
  • Ne pas tenir des propos injurieux comme les insultes et les termes invectives qui ne détiennent l’accusation d’un fait et autres.
  • Conjurer de dire certains propos condamnés par la loi comme l’incitation à la haine raciale ou religieuse, au soutien à l’usage des produits stupéfiants, le réformisme et autres.
  • Quelques limites spécifiques telles que : le secret professionnel, le secret de défense, l’obligation de réserve. Par , les fonctionnaires doivent donner ses opinions de manière prudente et conforme aux intérêts du service public et à la dignité de la fonction occupée.

Sanctions encourues

A notre époque, il est possible que nous soyons poursuivis pour avoir exprimé des propos condamnables dans un support dont nous sommes le premier responsable comme le forum de discussion sur internet.  Une diffamation est une accusation d’un fait non authentique dont les sanctions peuvent aller jusqu’à 45 000 euros d’amende et un an de prison. Toutefois, la personne poursuivie par diffamation ne sera pas inquiétée si elle est capable de prouver la véracité de son accusation. L’injure est punie jusqu’à 6 mois de prison et  de 22 5500 Euro d’amende. Pour l’apologie du terrorisme, la loi sanctionne sévèrement cette infraction jusqu’à 7 ans de prison et 100 000 euros d’amendes.

Qu’en est-il pour les réseaux sociaux ?

Qu’en est-il pour les réseaux sociaux ?

Libre de dire ses pensées est fondamental et l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen le dit. Mais il y a des limites à respecter sinon ce serait l’anarchie. Pour ce qui est de parler en public ou d’imprimer ses dires, la loi en France est claire. Avec la venue d’internet et surtout des réseaux sociaux, il y a de l’ambiguïté, des non-dits et des zones floues. Peut-on tout dire sur les réseaux sociaux ?

Peut-on parler de tout sur les réseaux sociaux ?

Encore une fois, la liberté d’expression devient le centre d’attention. Sur les réseaux sociaux, le but est de partager, de commenter, de parler, de discuter, de diffuser : une liberté d’expression jamais égalée. Sur les réseaux communautaires comme Facebook ou Twitter, les publications se répandent comme une traînée de poudre en quelques secondes. Donc si une personne diffuse des allégations ou des propos interdits, il n’y a pas de filtre en amont. Tous ses contacts et les autres utilisateurs verront sans la publication. Alors oui, on peut parler de tout sur les réseaux sociaux. On trouve même des propos racistes, homophobes et autres injures sur ces réseaux. Mais cela ne veut pas dire que c’est légal.

Quelles sont les limites sur ces plateformes ?

Hors réseaux sociaux, les limites sont connues par tous : pas d’atteinte à la vie privée, pas d’incitation à la haine raciale, ethnique, pas de propos injurieux, etc. Sur les réseaux, ces limites sont valables, mais ne sont pas toujours respectées même si les conditions d’utilisation de ces plateformes énoncent clairement ce qui est interdit. Donc concrètement, les limites sont très floues. Depuis quelques années, ces réseaux sociaux ont mis en place la possibilité de déclarer des publications non conformes. C’est déjà une avancée, mais le traitement peut prendre quelques jours selon le nombre de personnes qui demande la suppression d’une publication. Sans oublier que la publication a déjà fait le tour du monde et que le mal est fait. Il y a encore du chemin à faire sur la censure.

Les actions en justice

Le problème avec les réseaux sociaux, c’est qu’ils sont accessibles de par le monde. Ce qui rend l’investigation assez difficile, mais pas impossible. En France, même si la loi n’est pas encore au niveau des réseaux sociaux, la jurisprudence commence à y faire face. Une personne a été condamnée pour diffamation sur un réseau social professionnel, envers son ancien employeur. Une autre a été condamnée à 3 mois de prison pour avoir insulté une autorité publique sur l’un de ses comptes de réseaux sociaux. Les actions en justice commencent à être nombreuses.

La liberté d’expression

La liberté d’expression

La liberté d’expression est un droit universel propre à l’homme et au citoyen. D’elle provient l’aptitude à communiquer entre humains, qui pendant longtemps était vue comme une simple manifestation innée qui commande la vie en société. Normalement garantie par la loi, elle est actuellement encadrée de façon très étroite.

À défaut d’être un droit, la liberté d’expression est surtout sentie comme un besoin. Pour les individus, elle est fondamentale à l’épanouissement et à la dignité de tout un chacun. Elle est utilisée pour échanger des idées et des informations, mais aussi pour transmettre des connaissances afin que les personnes comprennent et puissent contrôler leur environnement. Ainsi, elle devient indispensable dans la planification de la vie des individus, mais aussi dans l’exercice de leurs activités professionnelles. C’est pourquoi exprimer leurs pensées constitue chez les individus une forme de sécurité et de respect que l’Etat doit leur assurer.

Pour les États, la bonne gouvernance exige l’application de la liberté d’expression. D’elle découle le développement économique et social. Élément indissociable à la liberté d’information, cette liberté d’expression est vue comme une force incontournable et participe à l’amélioration de la qualité de l’administration en général. C’est justement à partir de cette liberté d’expression qu’est née la célèbre et très appréciée démocratie participative où par le biais d’échanges, l’Etat prend conscience des préoccupations des individus et y répond en sensibilisant ces individus à prendre part à la réalisation de leurs attentes.

La presse

Quant à la presse, elle use à la fois de la liberté d’expression et de la liberté d’information. C’est ainsi que la très revendiquée liberté de presse a rencontré la loi. Se situant acteur majeur et principal dans l’information par le biais de l’expression qu’elle soit écrite ou imagée, la presse se voit et se définit comme une force majeure et un pouvoir incontournable. En effet, par ses communiqués et ses informations, elle influence beaucoup d’individus, et par ses critiques et techniques, la presse attaque, juge et condamne des gens. Vu ainsi, le pouvoir de la presse doit être régi ou limité par des lois.

Actuellement, c’est de l’association de la liberté d’expression à celle de la presse qui cause des revendications jusqu’aux désordres. Il paraît ainsi nécessaire de bien les distinguer et de les séparer afin de parvenir aux objectifs communs de tout être humain de classe royale, politique, militaire ou civile que sont l’ordre, la paix et la prospérité.